LE CLUB · L’ÉQUIPE

Conseil d’administration.

Les personnes qui représentent nos secteurs et participent à la vie du Club Motoneige Jacques-Cartier.

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  • Vice-président secteur Ancienne-LoretteAurélien Simard
    Directeur secteur Ancienne-LoretteMario Beaudoin
  • Vice-président secteur Pont-RougePierre Leclerc
    Directeur secteur Pont-RougeMichel Gagnon
  • Vice-président secteur St-Augustin & NeuvilleClaude Bourque
    Directeur secteur St-Augustin & NeuvilleRémy Boivin
  • Vice-président secteur ShannonGuy Bhérer
    Directeur secteur ShannonCharles Robitaille
  • Directeur secteur Ste-Catherine SudDavid Garand
  • Directeur secteur Val-BélairGermain Bergeron
  • VérificateurAlain Rochette
Visuel de présentation : À la rencontre de notre président Pierre Petitclerc

PORTRAIT DU PRÉSIDENT

À la rencontre de Pierre Petitclerc — L’homme qui a ouvert le chemin

Président du Club Motoneige Jacques-Cartier, il bâtit des sentiers depuis 1977.

En 1977, il n’y avait pas de sentier aménagé dans le secteur de Pierre Petitclerc. Des motoneigistes traversaient les terres agricoles et certains coupaient les clôtures pour poursuivre leur route. Agriculteur et motoneigiste lui-même, Pierre a commencé à ouvrir ses clôtures afin que tous puissent passer au même endroit. Avec sa Yamaha GP440, il entretenait près de 12 kilomètres de passage et s’occupait de la signalisation. Son histoire avec le Club Motoneige Jacques-Cartier commençait.

Pierre fait de la motoneige depuis 1973. Ce qui l’attirait alors, c’était l’aventure et la liberté de parcourir les champs. Cette passion ne l’a jamais quitté. Elle a guidé son bénévolat, puis ses années comme directeur du Club, ses trois ans à la vice-présidence et ses 13 ans à la présidence.

Son engagement lui a aussi valu le titre de bénévole de l’année pour la saison 2020–2021.

Son objectif est resté clair : offrir à davantage de gens des sentiers où pratiquer la motoneige en sécurité. Pour y parvenir, il faut bien plus que tracer une route dans la neige. Pierre négocie avec les villes et les propriétaires terriens pour préserver les droits de passage. Il doit aussi réunir les bénévoles autour des projets, écouter leurs idées et trouver les mots justes lorsque les opinions diffèrent.

Il est particulièrement fier du sentier local 7, du mont Bélair à Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier. Il compte aussi parmi les réalisations du Club le remplacement de quatre surfaceuses vieillissantes et l’achat d’une cinquième machine. Mais lorsqu’il parle de gestion, Pierre revient toujours aux membres : « Nous gérons l’argent des membres et nous voulons qu’ils soient fiers de notre gestion. »

Cette responsabilité pèse davantage aujourd’hui. Les machines, les pièces, le carburant et l’entretien coûtent plus cher. Les droits de passage deviennent plus difficiles à négocier. Pierre veut donc revoir la répartition du territoire à surfacer pour qu’un jour, le Club puisse fonctionner avec une machine de moins et réduire ses dépenses.

Derrière ces dossiers, il y a aussi l’homme. Semi-retraité, Pierre cultive encore des céréales et réalise des travaux agricoles à forfait dans la région. Il a été directeur d’une société d’agriculture, marguillier, directeur de l’UPA et président d’une CUMA. Au Club, après une journée de travail, l’un de ses plaisirs reste tout simple : s’asseoir et jaser avec les bénévoles.

À ceux qui partagent sa passion, Pierre lance une invitation : venez prendre votre place dans l’équipe. Les sentiers de demain auront besoin de gens prêts à s’impliquer.

Quant à lui, il continue de rouler. Depuis neuf ans, il fait deux ou trois voyages de motoneige par année, souvent hors de la région. Il a possédé six motoneiges Bombardier en 28 ans, puis six Yamaha en 26 ans. Il roule toujours en Yamaha aujourd’hui. En 26 ans, il a parcouru 182 145 kilomètres.

Visuel de présentation : À la rencontre de notre vice-président du secteur Sainte-Catherine Sud

À LA RENCONTRE DE NOTRE VICE-PRÉSIDENT

Jimmy Thériault — Secteur Sainte-Catherine Sud

De bénévole à vice-président, toujours les deux mains dans le Club

Un nouveau chapitre après une carrière militaire

Acadien d’origine, Jimmy Thériault s’installe au Québec en 2000 afin d’entreprendre une carrière militaire. Après sa retraite, il cherche une nouvelle façon de s’occuper, idéalement dans un domaine réunissant deux de ses grandes passions : la machinerie et la nature.

En 2020, une publication Facebook du Club motoneige de la Jacques-Cartier attire son attention. Le Club recherche alors des bénévoles pour conduire ses dameuses le soir et la nuit. Il décide de tenter l’expérience. Six ans plus tard, l’essai s’est transformé en véritable passion.

« Depuis que je suis jeune, j’aime la motoneige et à peu près tout ce qui a un moteur et qui consomme du pétrole! », raconte-t-il avec humour.

De la dameuse no 14 à la vice-présidence

Jimmy commence comme opérateur de la dameuse no 14 dans le secteur de Shannon et participe également à l’installation des balises. Lorsque la machine tombe en panne, plutôt que d’attendre simplement qu’elle soit réparée, il se rend au garage pour donner un coup de main à Paulin Rousseau, mécanicien et opérateur.

Rapidement, il prend goût à la mécanique. Au fil des années, ses responsabilités se multiplient : opérateur, mécanicien, bénévole sur le terrain, participation à la gestion de la page Facebook et aide dans différents dossiers du Club.

À la fin de la saison 2026, on lui propose de devenir vice-président du secteur Sainte-Catherine Sud. Il accepte le défi, présente officiellement sa candidature lors de l’assemblée annuelle et est élu. Malgré son nouveau titre, Jimmy n’a pas abandonné ses outils ni le siège de la dameuse.

Quand les motoneigistes dorment…

Pour lui, travailler de nuit possède quelque chose de particulier.

« Tu es seul dans ta machine, dans la nature, et personne ne vient te déranger à chaque minute! », raconte-t-il en riant.

Le Club compte cinq dameuses : les nos 13, 14, 15, 17 et 19. Leur répartition par tronçon et les journées prévues sont présentées dans l’horaire de surfaçage, qui sert de référence pour la saison en cours. Consulter l’horaire et les machines par sentier →

Toutes les machines prennent généralement les sentiers à partir de 19 h et le travail s’effectue durant la nuit. Mais conduire une dameuse ne consiste pas simplement à avancer avec une gratte derrière soi. Un opérateur doit comprendre la température, la composition de la neige et la façon dont celle-ci réagit lorsqu’elle est travaillée. Avec l’expérience, il apprend véritablement à « lire » la neige.

Quand l’hiver se termine, le travail commence

Une réalité surprend encore plusieurs motoneigistes : la fin de la saison ne signifie pas que les bénévoles ferment la « shop » jusqu’à l’hiver suivant. Bien au contraire.

Les dameuses doivent être inspectées et réparées, tout comme les grattes et les motoneiges. Les bénévoles travaillent aussi sur les sentiers, les ponts, les ponceaux et la signalisation. Avec une petite équipe, certaines semaines hors saison peuvent représenter près de 40 heures de travail bénévole.

L’un des meilleurs exemples s’est produit l’hiver dernier lorsque la dameuse no 15 a été lourdement endommagée dans un accident lors d’une traversée du chemin de l’Aéroport, à Val-Bélair. Sa gratte arrière était complètement détruite.

Après l’évaluation des dommages avec le concessionnaire, on parlait de deux à trois mois de réparations si le travail était réalisé par un seul mécanicien. Les bénévoles ont décidé de relever le défi eux-mêmes. Jimmy organise une équipe et répartit les heures de travail. Six jours plus tard, la dameuse no 15 reprenait du service.

Parmi ses autres réalisations, Jimmy a repensé certaines prises du système hydraulique des machines afin d’en améliorer la fiabilité. Il a également travaillé à améliorer l’éclairage des dameuses et de leurs grattes, des changements que les membres pourront constater au cours de la saison.

« Si je comptais mes heures, je serais riche! »

Combien d’heures Jimmy consacre-t-il au Club chaque année? La réponse le fait rire.

« Ouf… je ne compte plus mes heures. Si je les calculais, je pense que je serais riche! Mais le bénévolat, ça n’a pas de prix. »

Il reconnaît toutefois qu’il y a des journées plus difficiles. Le manque de relève peut être décourageant, particulièrement lorsque certains membres critiquent le prix des droits d’accès sans connaître les centaines d’heures de travail nécessaires pour leur offrir un réseau sécuritaire et bien entretenu.

À l’inverse, quelques mots peuvent complètement changer une journée. Un simple message publié sur Facebook pour remercier les bénévoles et reconnaître leur travail peut suffire à lui redonner le goût de continuer.

Derrière chaque kilomètre

C’est probablement le message que Jimmy souhaite le plus transmettre aux motoneigistes : un beau sentier ne se fait pas tout seul.

Bien avant la première neige, des bénévoles installent la signalisation, réparent les ponts et les ponceaux, entretiennent les équipements et préparent le réseau. Les mécaniciens consacrent des centaines d’heures aux dameuses. Puis, lorsque l’hiver arrive, les opérateurs travaillent le soir et la nuit.

« Derrière chaque kilomètre de beau sentier, il y a des gens qui donnent leur temps, leur énergie et parfois une bonne partie de leur vie personnelle. »

Comme vice-président, Jimmy veut continuer d’améliorer Sainte-Catherine Sud : les sentiers, les ponts, les ponceaux, les équipements et les méthodes de travail. Mais son principal objectif demeure la relève. Il souhaite voir arriver de nouveaux bénévoles, mécaniciens et opérateurs qui pourront apprendre auprès de l’équipe actuelle et, éventuellement, prendre leur place.

Une invitation à venir essayer

Son invitation aux membres est simple : venez essayer. Pas besoin de connaître la mécanique ni de sacrifier toutes ses fins de semaine. Même quelques heures peuvent faire une différence. Le Club peut montrer, expliquer et transmettre son expérience.

Et si vous voulez connaître les histoires concernant les quelques « petites gaffes » de Jimmy que le président lui rappelle encore six ans plus tard? Là-dessus, il demeure catégorique :

« Ce qui se passe au Club reste au Club. Il faut devenir bénévole pour le savoir! »

Derrière la plaisanterie se cache quelque chose de beaucoup plus simple. Lorsqu’on lui demande pourquoi il continue à donner autant de son temps, Jimmy ne parle ni de titre ni de reconnaissance. Il parle plutôt de son équipe, dont il se dit très fier.

Et il résume son engagement en quelques mots :

« Ça me procure du bonheur. Je travaille à mon rythme et je fais quelque chose que j’aime. »

À la rencontre de Roger Raiche, vice-président du secteur Val-Bélair

À LA RENCONTRE DE NOTRE VICE-PRÉSIDENT

À la rencontre de Roger Raiche — Le vice-président qui veille sur Val-Bélair

Depuis 2011, Roger Raiche contribue à l’aménagement et à la sécurité des sentiers du secteur Val-Bélair.

La motoneige fait partie de la vie de Roger Raiche depuis longtemps. Plus jeune, il a possédé deux machines : une Olympic 1969 et une Élan 1972. Déjà, il rêvait de pouvoir un jour parcourir de véritables sentiers fédérés.

Son implication au Club Motoneige Jacques-Cartier commence en 2009 comme bénévole, notamment pour installer la signalisation. En 2011, le poste de vice-président du secteur Val-Bélair est vacant : Roger accepte de le prendre et s’investit pleinement dans ce nouveau rôle.

Semi-retraité depuis huit ans, après avoir travaillé comme directeur chez Antirouille Métropolitain, il travaille maintenant de façon saisonnière dans un camping. Ce rythme lui permet de consacrer davantage de temps au Club et à ses sentiers.

Le secteur de Val-Bélair a un caractère bien à lui, particulièrement grâce au mont Bélair. Mais aménager des sentiers dans ce secteur demande une attention constante. Les sentiers côtoient plusieurs activités : le ski de fond, le quad, les chevaux et les piétons. Une signalisation claire et sécuritaire est donc essentielle pour que chacun puisse profiter des lieux.

Roger est particulièrement fier du changement de tracé réalisé en 2013. Pour l’avenir, il souhaite s’attaquer à un autre défi : retirer les roches qui apparaissent dans le sentier à cause de l’érosion.

Ce qui le touche le plus dans son équipe, c’est la disponibilité et l’engagement des bénévoles. Et s’il devait faire découvrir un seul endroit aux membres, il les conduirait au sommet du mont Bélair, pour leur faire admirer la vue.

Grâce à l’engagement de Roger et des bénévoles de Val-Bélair, les membres peuvent profiter de sentiers accueillants et sécuritaires.

Aux motoneigistes qui ne connaissent pas encore le secteur : le sommet du mont Bélair vous attend.

Visuel de présentation : À la rencontre de notre secrétaire

À LA RENCONTRE DE NOTRE SECRÉTAIRE

Sylvie Robitaille — 24 ans au cœur du Club motoneige de la Jacques-Cartier

Quand on pense à un club de motoneige, on imagine naturellement les sentiers enneigés, les dameuses et les longues soirées d’hiver. Mais derrière tout cela se trouvent aussi des personnes qui travaillent dans l’ombre pour que l’organisation fonctionne. Depuis maintenant 24 ans, Sylvie Robitaille est l’une de ces personnes.

La motoneige n’est pas arrivée dans sa vie avec son travail au Club. « J’ai toujours fait de la motoneige », raconte-t-elle. Lorsqu’elle n’est pas derrière son bureau, Sylvie aime pratiquer la danse country, marcher, chasser et lire.

Son arrivée au Club s’est faite à la suite d’une offre d’emploi. Le Club cherchait, comme elle le raconte avec humour, « la meilleure secrétaire ». Elle a tenté sa chance et l’aventure a commencé. Elle sera par la suite officiellement nommée secrétaire lors d’une réunion du conseil d’administration.

Au fil des années, Sylvie est devenue un visage et une voix familière pour les membres. Son travail est considérable : préparation des ordres du jour, rédaction des procès-verbaux, gestion des documents officiels, correspondance, courriels, suivi des décisions du conseil d’administration ainsi que préparation des réunions et de l’assemblée générale annuelle.

Les mois d’octobre, novembre et décembre sont particulièrement intenses. La préparation de la nouvelle saison et la vente des droits d’accès aux sentiers génèrent alors beaucoup de travail. Malgré tout, après 24 ans, Sylvie est toujours fidèle au poste : derrière son bureau et prête à répondre aux appels des membres.

Une bénévole dans l’âme

Son implication dépasse largement son travail administratif. Sylvie fait également du bénévolat auprès d’autres organisations et donne de son temps sans compter ses heures.

Au Club, sa première expérience comme bénévole a justement été de participer à l’organisation d’une soirée d’ouverture. Parmi ses souvenirs les plus marquants, elle se rappelle avec émotion une soirée qui avait réuni environ 250 personnes.

« C’était beau! », résume-t-elle simplement.

Avec les années, Sylvie a aussi découvert tout ce qui se passe lorsque les motoneiges sont rangées. Durant l’été, les mécaniciens bénévoles travaillent sur les machines afin qu’elles soient prêtes à 100 % pour la saison suivante.

Elle insiste d’ailleurs sur un élément essentiel : le nombre d’heures que les bénévoles consacrent au Club est énorme.

Penser maintenant à la relève

Après 24 ans de service, ce qui motive encore Sylvie tient en quelques mots : elle est fière de son Club.

Mais lorsqu’elle regarde vers l’avenir, une préoccupation revient : la relève.

Elle aimerait voir davantage de jeunes s’impliquer dans le sport et dans la vie du Club. Elle nourrit également un souhait bien particulier : voir un jour une femme prendre les commandes d’une dameuse du Club motoneige de la Jacques-Cartier.

Son message aux membres est donc clair. Sans bénévoles, un club comme celui-ci ne peut tout simplement pas continuer à offrir les mêmes services et à entretenir ses sentiers année après année.

Pour Sylvie, assurer la relève, c’est assurer l’avenir même de la motoneige dans nos sentiers.

Après 24 années derrière le bureau, des milliers d’appels, des réunions, des procès-verbaux et d’innombrables heures consacrées au Club, Sylvie est toujours là.

Et lorsqu’on lui demande pourquoi elle continue, sa réponse résume peut-être mieux que tout le reste ses 24 années d’implication :

« Je suis très fière de mon Club. »